Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si vous avez vraiment du volume à traiter
Design et ergonomie : pensé pour bosser, pas pour être joli
Confort d’utilisation : bruyant, physique, et pas mal de contraintes
Solidité et fiabilité : du costaud, mais dépend beaucoup de l’utilisateur
Performance : ça broie fort, mais il faut le respecter
Présentation : un gros bloc thermique pensé pour le jardin sérieux
Points Forts
- Moteur 6,5 CV assez puissant pour des branches jusqu’à ~8–10 cm si bien utilisées
- Broyage à tambour efficace avec des copeaux fins, utilisables en paillage ou compost
- Châssis lourd et roues pneumatiques qui donnent une bonne stabilité et une impression de solidité
Points Faibles
- Gestion des bourrages compliquée, nécessite souvent démontage et outils
- Machine lourde, bruyante et peu adaptée aux utilisateurs non bricoleurs
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Goodyear |
| Type de connecteur | HDMI |
| Type de câble | HDMI |
| Appareils compatibles | Appareils audio et vidéo avec entrée HDMI |
| Caractéristique spéciale | Antirouille |
| Modèles de téléphones compatibles | Potentiellement compatible avec les smartphones avec prise en charge HDMI, modèles spécifiques non répertoriés Voir plus |
| Usages recommandés pour le produit | entretien de jardin, broyage de branches, compost et paillis |
| Couleur | Bleu |
Un broyeur costaud, mais qui demande un minimum de bouteille
J’ai pris ce broyeur Goodyear 6,5 CV pour gérer un gros tas de branches après l’élagage de plusieurs arbres (chêne, fruitiers, quelques thuyas). L’idée, c’était d’arrêter de perdre mes week-ends à faire des allers-retours à la déchetterie. Je voulais un truc thermique assez costaud pour avaler des branches sérieuses, pas un petit broyeur électrique qui cale dès qu’on dépasse le doigt. Sur le papier, avec 6,5 CV, un moteur 4 temps et une capacité annoncée de 10 cm de diamètre, ça semblait coller.
Je ne suis pas mécano pro mais je bricole un peu, et je savais qu’avec ce genre de machine thermique, il fallait s’attendre à un peu de montage, d’entretien, et quelques réglages. Donc je ne m’attendais pas à un produit "plug and play" comme un aspirateur. Par contre, je voulais un truc fiable, qui démarre, qui broie, et qui ne me fasse pas passer plus de temps à démonter qu’à travailler. C’est surtout là-dessus que je l’ai jugé.
Après plusieurs sessions de broyage, avec des branches de différents diamètres et essences, je peux dire que le broyeur a du potentiel, mais ce n’est clairement pas pour tout le monde. Il fait le job en termes de puissance, par contre il pardonne assez peu les erreurs d’utilisation : si on bourre mal, si on sous-régime, ou si on mélange mal les types de branches, ça bloque, et quand ça bloque, ce n’est pas juste un petit coup de marche arrière et on repart. Il faut sortir les outils.
Dans ce test, je vais être direct : ce broyeur peut être un bon outil si vous savez ce que vous faites, si vous avez l’habitude des machines thermiques et que vous n’avez pas peur de démonter un carter. Si vous cherchez un truc simple, sans prise de tête, ou si vous n’êtes pas bricoleur, il y a des points qui vont franchement vous agacer. Je vais détailler tout ça : montage, design, performance, confort d’usage, et surtout rapport emmerdements / efficacité.
Rapport qualité-prix : intéressant si vous avez vraiment du volume à traiter
Sur le rapport qualité-prix, il faut regarder les choses en face. On est sur un broyeur thermique assez puissant, avec une vraie capacité de coupe, pour un prix généralement bien en dessous des marques pros type Eliet, Jo Beau ou des modèles vendus chez les loueurs. Donc oui, sur le papier, c’est tentant : pour le prix d’une ou deux grosses locations, vous avez votre propre machine à la maison. C’est ce qui m’a décidé à la base, et je pense que beaucoup de gens sont dans ce cas.
Maintenant, ce n’est pas une machine pour faire 30 minutes de broyage par an. Elle prend de la place, elle pèse lourd, et elle demande un minimum d’entretien. Si vous avez un grand terrain, plusieurs arbres, des tailles régulières à gérer, là le calcul commence à être intéressant. En quelques saisons, vous rentabilisez le truc, surtout si vous réutilisez les copeaux pour le paillage ou le compost. Dans ce cas, le rapport qualité-prix est franchement correct : ça fait le job, sans être au niveau du matériel pro, mais pour un particulier, ça se tient.
Par contre, il faut intégrer dans le "prix" les emmerdements potentiels : temps passé à monter, à comprendre la notice, à gérer les bourrages, à démonter en cas de blocage sérieux. Si vous êtes du genre à vite perdre patience ou à ne pas aimer la mécanique, ces heures-là vont vous coûter cher en nerfs. C’est là que certains avis très négatifs prennent tout leur sens : pour eux, le rapport qualité-prix est mauvais, non pas parce que la machine est inutilisable, mais parce qu’elle demande trop d’efforts pour être exploitée correctement.
En résumé, pour quelqu’un de bricoleur, avec un vrai besoin de broyage régulier, le prix demandé est cohérent. On a de la puissance, une bonne capacité de coupe, un châssis sérieux, et des fonctionnalités utiles comme la buse orientable. Pour quelqu’un qui veut juste un truc simple, occasionnel, sans entretien, là le rapport qualité-prix devient moyen, parce qu’il va surtout retenir les galères et pas les avantages. Donc oui, bon rapport qualité-prix, mais pour un profil bien précis d’utilisateur.
Design et ergonomie : pensé pour bosser, pas pour être joli
Niveau design, on est clairement sur du fonctionnel. C’est un gros châssis métallique avec un tambour en acier, une large goulotte d’alimentation et une buse de sortie orientable à 360°. Ça ne gagnera pas un concours de style, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Ce qui compte, c’est que les éléments importants soient accessibles et que la machine tienne debout dans le temps. Le métal semble assez épais, les soudures ont l’air correctes, et le tambour en acier inspire un minimum de confiance pour le long terme.
La buse de sortie orientable est un vrai plus. On peut diriger les copeaux là où on veut : dans une remorque, sur un tas de compost, ou dans un coin du terrain. Par contre, ce n’est pas ultra précis, certains utilisateurs le disent bien : ça envoie fort, et ça peut vite arroser une zone plus large que prévu. Donc si vous avez des gens autour, ou une voiture garée à côté, il faut faire gaffe. J’aurais aimé un réglage un peu plus fin ou un déflecteur plus long, mais ça reste utilisable.
Les poignées et les grandes roues aident à déplacer les 95 kg. En pratique, pour le faire bouger, il faut basculer la machine en arrière comme une brouette et la tirer. Si vous êtes seul, ça se fait, mais il ne faut pas avoir un dos fragile. Sur terrain plat, ça va. Dans un terrain en pente ou un sol très meuble, ça devient tout de suite plus sport. Ça reste quand même mieux que certains broyeurs plus légers mais avec des roues en plastique qui s’enfoncent partout.
Le gros point faible en design, c’est l’accès en cas de bourrage. Là, on voit que ce n’est pas pensé pour l’utilisateur lambda. Quand ça coince vraiment, il faut démonter des parties de la machine, et ce n’est ni rapide ni intuitif. La notice n’aide pas beaucoup, les schémas sont petits, et on sent que ce n’est pas pensé pour être débloqué sur le terrain en 5 minutes. Concrètement, si vous êtes au fond du jardin sans vos outils, vous êtes bon pour tout laisser en plan et revenir avec une caisse à outils. C’est faisable, mais ce n’est pas ultra ergonomique.
Confort d’utilisation : bruyant, physique, et pas mal de contraintes
Niveau confort, il faut être honnête : c’est une machine thermique de 95 kg annoncée à 98 dB(A). Donc ce n’est ni silencieux ni léger. Le bruit est typique d’un petit moteur thermique qui tourne assez haut dans les tours, plus le bruit du bois qui explose dans le tambour. Sans casque antibruit, ce n’est même pas la peine. Gants, lunettes, voire visière, c’est vivement conseillé aussi, parce que ça projette fort à la sortie et ça secoue un peu.
Pour la manipulation, comme dit plus haut, ça se déplace, mais ce n’est pas un plaisir. Il faut le basculer sur les roues, le tenir fermement, et parfois forcer un peu pour passer des terrains irréguliers. Une fois en place, par contre, ça reste stable, on n’a pas l’impression que ça va se renverser au moindre mouvement. Le chargement des branches se fait assez haut, donc si vous avez des grosses longueurs, prévoyez de les recouper pour éviter de vous battre avec.
Le truc qui plombe le confort, c’est la gestion des bourrages. Un blocage léger, ça se règle parfois en coupant le moteur, en retirant ce qu’on peut à la main (moteur arrêté, évidemment), puis en repartant. Mais dès que c’est un blocage sérieux, genre une branche coincée dans le tambour ou un bouchon de broyat trop compact dans la goulotte, ça devient vite une session de mécanique improvisée. Sortir les clés, démonter des protections, accéder au tambour, enlever la branche, remonter… Si vous êtes au fond du jardin, c’est vite pénible.
Autre point un peu chiant : la notice. Elle est jugée peu lisible par certains, avec des schémas trop petits, surtout pour la partie dépannage. Pour un outil de ce poids et de ce prix, on s’attend à un minimum de clarté, au moins pour expliquer comment gérer proprement un blocage sans faire n’importe quoi. Là, on sent qu’il faut déjà être un peu à l’aise avec la mécanique pour s’en sortir sans s’énerver. Donc niveau confort global, ça fait le job, mais il faut accepter bruit, vibrations, manutention et petites galères mécaniques.
Solidité et fiabilité : du costaud, mais dépend beaucoup de l’utilisateur
Sur la solidité pure, les matériaux utilisés inspirent plutôt confiance : tambour en acier, châssis métallique, roues pneumatiques, moteur 4 temps classique. On n’est pas sur un broyeur tout plastique qui va se fendre au premier choc. Le poids de 95 kg vient en partie de là : il y a de la matière. Pour quelqu’un qui en prend un minimum soin (niveaux d’huile, pas de stockage sous la pluie, nettoyage des résidus), on peut raisonnablement penser qu’il tiendra plusieurs saisons sans souci majeur côté structure.
Le moteur, c’est le point critique comme sur tous les thermiques. Il est livré sans huile, donc si quelqu’un le démarre sans en mettre, c’est mort direct. Certains avis rappellent bien ce point : vérifier le niveau d’huile avant chaque utilisation, c’est obligatoire, pas un conseil. Si on respecte ça, le moteur démarre bien et tourne correctement. On n’est pas sur un moteur haut de gamme, mais pour ce type de machine, ça reste cohérent. Pas de retour massif de casse moteur dans les avis, mais quelques expériences très négatives liées à des bourrages ou à un usage compliqué.
Les bourrages répétés peuvent clairement jouer sur la durée de vie des lames et du tambour si on force. Si à chaque fois qu’une branche coince on essaie de la faire passer en insistant, on va user les lames plus vite et potentiellement abîmer le mécanisme. Là encore, ce n’est pas tant le produit qui est fragile que le fait qu’il ne pardonne pas une mauvaise utilisation. Un utilisateur mécontent parle de blocage dès la première utilisation avec une petite branche et d’un SAV peu coopératif. Ça montre aussi que si on tombe sur un exemplaire mal réglé ou avec un défaut, ce n’est pas simple de s’en sortir.
Globalement, je dirais que la durabilité est correcte si vous êtes soigneux et que vous savez vous en servir. Ce n’est pas une machine "indestructible" qui acceptera tout et n’importe quoi. Elle a besoin d’un minimum de respect : huile, contrôle des serrages, nettoyage, stockage au sec. Si vous cherchez un broyeur à prêter à tout le voisinage sans explications, il ne fera pas long feu. Si c’est un outil que vous êtes le seul à utiliser et que vous le traitez comme une petite machine de chantier, il devrait durer.
Performance : ça broie fort, mais il faut le respecter
Côté performance pure, quand tout se passe bien, le broyeur envoie. Le moteur 6,5 CV a assez de couple pour avaler des branches sérieuses. Des branches de 6–8 cm passent sans trop de souci si on les présente correctement, et certains utilisateurs confirment que les 10 cm annoncés ne sont pas complètement fantaisistes. Il ne faut juste pas pousser une branche tordue de 10 cm n’importe comment, mais en usage normal, ça suit. Le système à tambour avec 2 lames fait un broyage assez net, pas juste des bouts arrachés.
Les copeaux sont plutôt fins, parfois même trop fins selon le type de bois. Un utilisateur expliquait qu’il s’est retrouvé avec quelque chose proche de la sciure qui a fini par faire un bouchon dans la goulotte de sortie. C’est un peu le revers de la médaille : le tambour travaille bien, mais si vous enchaînez des branches fines, sèches, ou un peu souples, ça peut tasser et boucher. Sur du bois plus dur et un peu plus gros, le résultat est franchement propre pour faire du paillage ou alimenter un compost.
Il faut aussi insister sur un point : ce broyeur n’aime pas tourner en sous-régime. Si vous broyez en laissant le moteur peiner, vous augmentez clairement le risque de blocage. Il faut le laisser monter dans les tours et nourrir la goulotte progressivement, pas tout balancer d’un coup. Ce n’est pas un broyeur "idiot proof" : si vous forcez comme un bourrin ou que vous mélangez bois vert, feuilles et petites branches en paquets, vous allez au blocage quasi assuré.
Sur la durée, le débit annoncé de 2,5 à 4 m³/h est optimiste mais pas délirant si on a le bon rythme et qu’on gère bien le flux de branches. Dans la vraie vie, avec un peu de tri, quelques pauses et 1 ou 2 bourrages légers, on est en dessous, mais ça reste largement plus rapide que d’évacuer tout en vrac. La consommation d’essence reste correcte pour ce niveau de puissance, on ne voit pas le réservoir se vider à vue d’œil, surtout si on travaille par sessions d’une à deux heures.
Présentation : un gros bloc thermique pensé pour le jardin sérieux
Concrètement, ce Goodyear, c’est un broyeur thermique 4 temps de 196 cm³, annoncé à 6,5 CV, avec un système de broyage à tambour équipé de 2 lames. La marque annonce une capacité de coupe jusqu’à 10 cm de diamètre et une productivité de 2,5 à 4 m³/h. Sur le terrain, ça veut dire qu’on est sur une machine faite pour du gros entretien de jardin : taille d’arbres, haies épaisses, gros tas de branches, pas juste trois petites tailles de rosier.
Il fonctionne à l’essence, avec un réservoir de 3,6 L. En pratique, ça tient une bonne session de travail, on n’est pas en train de refaire le plein toutes les 20 minutes. Le démarrage est manuel par lanceur, pas de démarrage électrique. L’avantage, c’est que ça reste simple et assez fiable, du moment qu’on met l’huile avant la première mise en route et qu’on respecte les basiques (starter, gaz, etc.). La plupart des utilisateurs remontent que ça démarre plutôt bien, à condition que tout soit bien préparé.
La machine pèse 95 kg, donc ce n’est pas un jouet. Elle est montée sur deux grandes roues pneumatiques, ce qui permet quand même de la bouger dans un jardin, même sur terrain un peu irrégulier. Par contre, il faut accepter que ce soit lourd à manœuvrer, surtout pour la sortir d’un coin un peu serré ou pour la remonter d’une pente. On est plus proche d’un petit engin de chantier que d’un outil de bricolage du dimanche.
Le broyeur est livré monté ou quasiment prêt à l’emploi selon les versions, mais dans tous les cas, il y a un peu de boulot : ouvrir la caisse (qui est bien costaude), installer quelques éléments, faire les niveaux d’huile, mettre l’essence, vérifier la pression des pneus. En gros, ce n’est pas un produit que vous sortez du carton et que vous lancez dans la minute. Il faut prendre une bonne heure tranquillement pour tout vérifier et le mettre en route correctement, surtout si vous ne voulez pas flinguer le moteur en oubliant l’huile.
Points Forts
- Moteur 6,5 CV assez puissant pour des branches jusqu’à ~8–10 cm si bien utilisées
- Broyage à tambour efficace avec des copeaux fins, utilisables en paillage ou compost
- Châssis lourd et roues pneumatiques qui donnent une bonne stabilité et une impression de solidité
Points Faibles
- Gestion des bourrages compliquée, nécessite souvent démontage et outils
- Machine lourde, bruyante et peu adaptée aux utilisateurs non bricoleurs
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce broyeur thermique Goodyear 6,5 CV, c’est une machine qui a du potentiel mais qui n’est clairement pas pensée pour tout le monde. Quand on sait s’en servir, qu’on laisse le moteur tourner au bon régime et qu’on évite de le gaver comme un cochon, il fait un boulot propre : branches épaisses avalées, copeaux assez fins, buse orientable pratique pour diriger le broyat. Le moteur démarre bien, la consommation reste raisonnable, et la construction globale semble sérieuse pour un usage de particulier exigeant.
Par contre, il faut être lucide : si vous n’êtes pas à l’aise avec les machines thermiques, si l’idée de démonter un carter pour débloquer une branche vous saoule d’avance, ou si vous cherchez un outil "simple et sans prise de tête", ce n’est pas le bon choix. Les bourrages peuvent vite transformer une session de jardinage en séance de mécanique, la notice n’aide pas beaucoup, et le SAV, d’après certains retours, n’est pas toujours au niveau pour accompagner les utilisateurs perdus. Il vaut mieux le voir comme un petit engin semi-pro abordable plutôt qu’un gadget grand public.
Je le recommande à ceux qui ont : un grand jardin, beaucoup de branches à traiter chaque année, un minimum de connaissances mécaniques et l’envie de mettre un peu les mains dedans si nécessaire. Si vous êtes plutôt profil "je branche et ça marche", ou usage très ponctuel, autant partir sur un broyeur électrique costaud ou louer un modèle pro une ou deux fois par an. Dans le bon contexte, ce Goodyear a un bon rapport qualité-prix. Dans le mauvais, il va surtout vous fatiguer.