Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas donné, mais on paye surtout le confort et la puissance
Design : ça en jette sur la terrasse, mais c’est massif
Matériaux et finition : globalement solides, mais pas premium de bout en bout
Durabilité et vieillissement : ça semble bien parti, mais à surveiller
Performance et cuisson : ça chauffe bien, le Sear fait le show
Présentation : un gros bébé bien équipé
Efficacité au quotidien : oui pour cuisiner, moins pour le montage et le nettoyage
Points Forts
- Montée en température rapide avec 4 brûleurs et bonne puissance globale
- Brûleur Sear à 900 °C vraiment efficace pour saisir les steaks
- TRU-Infrared qui limite les flammes directes et donne des cuissons assez régulières
Points Faibles
- Montage long et assez pénible, surtout seul
- Barbecue lourd et encombrant, pas idéal pour les petits espaces ou pour le déplacer souvent
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Char-Broil |
Un barbecue gaz pour passer un cap… et vider un peu le portefeuille
J’ai pris ce Char-Broil Advantage PRO S 4 parce que j’en avais marre de mon vieux barbecue à charbon qui mettait 30 minutes à chauffer et qui enfumait tout le jardin. Je voulais un truc plus confortable, avec plusieurs brûleurs, et si possible un vrai mode “saisie” pour les steaks. Sur le papier, ce modèle cochait pas mal de cases : 4 brûleurs, technologie TRU-Infrared, un brûleur Sear annoncé à 900 °C, le tout en inox. Clairement, on n’est plus dans la petite plancha du balcon.
Après quelques utilisations le week-end avec la famille et des potes, je peux dire que c’est un barbecue qui a du potentiel, mais qui n’est pas parfait non plus. Il y a des trucs vraiment bien pensés, et d’autres où tu sens que le marketing a un peu survendu. Concrètement, ça grille bien, ça chauffe vite, et tu peux gérer plusieurs zones de cuisson sans trop te prendre la tête. Mais tout n’est pas aussi simple, surtout au niveau montage, poids, et entretien.
Je l’ai utilisé pour des classiques : saucisses, brochettes, côtes de porc, steaks, légumes et un peu de poisson. Donc rien de très “chef étoilé”, mais ce que la plupart des gens font vraiment sur un barbecue. Ça permet de voir si le TRU-Infrared et le brûleur Sear apportent quelque chose dans la vraie vie, pas juste sur la fiche produit. Globalement, j’ai bien mangé, mais j’ai aussi passé du temps à râler sur certains détails.
Dans ce test, je vais rester terre-à-terre : ce qui marche, ce qui m’a saoulé, et si ça vaut le coup de mettre autant dans un barbecue gaz. Si tu cherches du lyrisme ou des grandes phrases sur “l’art de la grillade”, tu peux passer ton chemin. Là, on est plutôt sur : est-ce que ça fait le job pour réunir 6-8 personnes autour de quelques kilos de viande sans se prendre trop la tête.
Rapport qualité-prix : pas donné, mais on paye surtout le confort et la puissance
Niveau prix, on n’est clairement pas sur l’entrée de gamme. Tu paies plusieurs choses : les 4 brûleurs, le brûleur Sear à 900 °C, la technologie TRU-Infrared, et l’ensemble en inox avec grilles en fonte émaillée. Quand tu compares à un petit barbecue gaz basique, la différence de budget est nette. La question, c’est : est-ce que tu sens vraiment la différence à l’usage ? Pour moi, oui, mais pas pour tout le monde.
Si tu fais 2 barbecues par an avec trois chipolatas et deux merguez, honnêtement, ce modèle est overkill. Tu vas payer pour des options que tu n’utiliseras jamais vraiment. Par contre, si tu cuisines souvent dehors, que tu reçois du monde, et que tu aimes jouer un peu avec les cuissons (steaks bien saisis, gestion de plusieurs zones, légumes, poisson), là, le confort et la puissance se ressentent. Le fait de pouvoir lancer une grosse session pour 6–8 personnes sans galérer sur la place ou la température, ça a une vraie valeur.
Comparé à d’autres marques dans la même gamme (Weber, par exemple), le Char-Broil se place plutôt bien en termes de fonctionnalités pour le prix. Tu as le brûleur Sear et le TRU-Infrared, ce qui n’est pas forcément standard partout. Par contre, la dispo floue des pièces détachées et le montage un peu long jouent un peu contre lui dans le calcul global. On est plus sur un bon rapport qualité-prix pour quelqu’un qui sait qu’il va vraiment s’en servir régulièrement.
En résumé, je ne dirais pas que c’est l’affaire du siècle, mais c’est cohérent. Tu paies cher, mais tu as un vrai gain en confort, puissance et polyvalence par rapport à un modèle basique. Si ton budget est serré et que tu n’es pas un gros utilisateur, il y a clairement des solutions moins chères qui feront l’affaire. Si tu veux monter en gamme sans tomber dans le délire ultra luxe, ce Char-Broil se tient bien.
Design : ça en jette sur la terrasse, mais c’est massif
Niveau look, le barbecue fait son effet. Tout en inox, avec un gros couvercle et une façade bien pleine, ça donne tout de suite l’impression d’un appareil sérieux. Si tu veux un barbecue qui « fait pro » quand les gens arrivent, là-dessus, il coche la case. Les poignées sont effectivement assez agréables à prendre en main, pas de bords qui coupent ou de sensation cheap. Les boutons de réglage des brûleurs tournent correctement, avec un petit cran ressenti quand tu ajustes la flamme, ça aide à doser.
Par contre, il faut être honnête : c’est un gros bloc. Les 128 cm de largeur, tu les sens. Si ta terrasse est déjà chargée en table, chaises, transats, tu vas devoir réorganiser un peu. Une fois installé, tu n’as pas trop envie de le bouger. Les roulettes sont pratiques pour le décaler de quelques dizaines de centimètres, mais pas pour le promener partout. On sent quand même les 63 kg, surtout si le sol n’est pas parfaitement lisse.
J’ai bien aimé le fait qu’il y ait un espace de travail sur les côtés, avec le brûleur Sear sur un côté et une surface « plane » de l’autre. Ça permet de poser plats, assiettes, huiles, etc. Le couvercle se lève et se referme facilement, il tient bien et ne retombe pas. Le thermomètre intégré est lisible, même si, comme souvent, il donne une indication globale de la température, pas un truc ultra précis au degré près. Mais pour savoir si tu es vers 200 °C ou 300 °C, ça suffit largement.
Visuellement, après quelques utilisations, l’inox marque un peu : traces de doigts, petites taches de graisse, etc. Rien d’anormal, mais si tu veux qu’il reste « propre », il faut passer un coup de chiffon assez souvent. En résumé, niveau design, j’ai bien aimé : c’est sérieux, pratique, mais il faut accepter le côté massif et le fait que ça devienne clairement un élément permanent de ton extérieur.
Matériaux et finition : globalement solides, mais pas premium de bout en bout
Sur les matériaux, on est sur un mélange d’acier inoxydable et de fonte émaillée. Les grilles principales en fonte émaillée sont lourdes, elles donnent une bonne impression de solidité. Elles gardent bien la chaleur, ce qui est clairement un plus pour avoir de belles marques de grillade et une cuisson un peu plus régulière. L’inox du corps et du couvercle est correct : pas du carton, mais ce n’est pas non plus l’inox ultra épais qu’on trouve sur des modèles encore plus chers.
En montant le barbecue, j’ai quand même repéré quelques petites pièces plus fines, notamment sur certaines tôles internes et quelques vis. Rien qui fait peur tout de suite, mais tu sens que tout n’est pas au même niveau. Le brûleur Sear céramique, lui, fait assez sérieux, on voit que c’est la pièce « star » du truc. Les poignées sont bien finies, pas de jeu bizarre, et les roulettes tiennent la route, même si à long terme, je suis curieux de voir comment elles vont vieillir, surtout si le barbecue reste dehors toute l’année.
L’inox, comme souvent, marque vite : traces de gras, petites rayures si tu n’es pas soigneux avec les ustensiles. Ce n’est pas dramatique, mais il faut le savoir. Si tu es maniaque, prépare-toi à sortir le chiffon microfibre régulièrement. Les grilles, une fois bien chauffées et brossées, se nettoient plutôt correctement, mais la zone TRU-Infrared en dessous demande un peu plus d’attention. La graisse a tendance à s’y accumuler, donc il faut vraiment prendre le temps de laisser brûler et de gratter un peu après usage.
Globalement, pour le prix, les matériaux sont cohérents. Ce n’est pas du haut de gamme absolu, mais ce n’est pas du cheap non plus. Ça donne l’impression d’un barbecue qui peut tenir plusieurs saisons sans problème, à condition de le protéger un minimum (bâche, abri) et de ne pas le laisser en plein vent/pluie sans aucune protection. Disons que c’est sérieux, mais pas indestructible.
Durabilité et vieillissement : ça semble bien parti, mais à surveiller
Je ne l’ai pas depuis des années, donc je ne peux pas te faire un retour sur 5 saisons complètes, mais avec les matériaux et la construction, on peut quand même se faire une idée. L’inox du corps et du couvercle inspire une certaine confiance. Ce n’est pas de la tôle ultra fine, et les assemblages ne bougent pas une fois que tout est serré. Les grilles en fonte émaillée devraient bien tenir si tu ne les maltraites pas avec des outils trop agressifs. C’est typiquement le genre de pièce qui peut durer longtemps si tu les nettoies correctement et que tu évites les chocs.
Ce qui m’inquiète un peu plus, ce sont les petites pièces : vis, certaines tôles internes, et les roulettes. Si le barbecue reste dehors toute l’année sans housse, je pense que tu peux t’attendre à voir un peu de corrosion ou d’usure sur ces éléments au bout de quelques saisons. Le fait qu’il n’y ait pas d’info claire sur la disponibilité des pièces détachées n’aide pas. Si un brûleur ou une roulette lâche dans 3 ans, difficile de savoir à l’avance si tu pourras facilement remplacer.
En utilisation, rien n’a bougé pour l’instant : pas de jeu dans le couvercle, les boutons tournent toujours bien, l’allumage électronique fonctionne. Le brûleur Sear n’a pas montré de signe de faiblesse malgré quelques grosses sessions. Mais clairement, c’est le genre de produit qui mérite une housse et un minimum de soin. Si tu le laisses sous la pluie, sans protection, tu réduis sa durée de vie, comme tous les barbecues gaz de ce type.
Donc, niveau durabilité, je dirais : bonne base, mais dépend beaucoup de comment tu le traites. Ce n’est pas un tank indestructible, mais ce n’est pas fragile non plus. Si tu investis dedans, autant prévoir aussi une bonne housse et éviter de le laisser dans un coin boueux l’hiver. Là, tu devrais pouvoir le garder un bon moment sans gros souci.
Performance et cuisson : ça chauffe bien, le Sear fait le show
Côté performance, c’est là que le barbecue commence à justifier son prix. Les 4 brûleurs en acier inoxydable chauffent vite. En gros, en 10–15 minutes couvercle fermé, tu es déjà sur une bonne température de cuisson pour la majorité des viandes. Pour des saucisses, brochettes, côtes de porc, ça fait largement le job. La répartition de la chaleur est globalement correcte, même si j’ai noté quelques zones un peu plus chaudes que d’autres. Rien de dramatique, mais il faut apprendre un peu où poser quoi.
Le fameux système TRU-Infrared, lui, limite bien les flammes directes. Quand la graisse tombe, tu as moins ces gros retours de flamme qui crament l’extérieur de la viande. Résultat : la cuisson est plus régulière, et la viande sèche un peu moins vite. Je ne vais pas te dire que c’est « 50 % plus juteux », parce que je n’ai pas de labo chez moi, mais j’ai remarqué que les blancs de poulet et les côtes de porc restaient assez moelleux même quand on papote un peu trop et qu’on laisse une minute de trop.
Le brûleur Sear à 900 °C sur le côté, c’est vraiment le truc qui m’a amusé. Pour les steaks, ça envoie fort. Tu obtiens une croûte bien marquée en très peu de temps, avec de belles lignes de cuisson. Par contre, il faut être vigilant : à cette température, tu passes de « bien saisi » à « trop cuit » très vite si tu ne surveilles pas. C’est clairement un outil pour ceux qui aiment un peu jouer avec la cuisson, pas juste pour lancer des chipos.
J’ai aussi testé des légumes (poivrons, courgettes, maïs). Là, le TRU-Infrared est pratique car ça évite de tout cramer à cause des flammes. Tu peux vraiment utiliser différentes zones : une plus chaude pour saisir, une plus douce pour garder au chaud. Pour un repas à 6–8 personnes, tu as largement assez de place et de puissance. Donc niveau performance pure, franchement, c’est solide. On sent la différence par rapport à un petit barbecue gaz d’entrée de gamme.
Présentation : un gros bébé bien équipé
Concrètement, le Char-Broil Advantage PRO S 4, c’est un barbecue à gaz 4 brûleurs, plus un brûleur Sear céramique sur le côté, annoncé à 900 °C. Il fonctionne au gaz (30 mbar), donc bouteille classique. Il fait environ 57,3 x 128 x 115,3 cm pour 63 kg, donc ce n’est pas un jouet : il prend de la place et il pèse son poids. C’est vraiment un modèle pour terrasse ou grand jardin, pas pour un mini balcon.
Sur la façade, tu as 4 boutons pour les brûleurs principaux, un bouton pour le brûleur latéral Sear, et un allumage électronique SureFire qui est censé allumer les brûleurs en appuyant sur un bouton. Tu as aussi un couvercle avec thermomètre intégré, des poignées dites « confortables », et un système Chef’s Delite avec une sorte de petite poêle/grille en inox pour les légumes ou les petites pièces qui risquent de tomber. Les grilles principales sont en fonte émaillée, et le reste est en gros en acier inoxydable.
À l’intérieur, la marque met en avant la technologie TRU-Infrared, censée rendre les grillades « jusqu’à 50 % plus juteuses » (oui, le fameux pourcentage magique). En pratique, ça veut dire qu’il y a une plaque/structure qui diffuse la chaleur différemment pour éviter les flammes directes sur la viande. Tu as aussi des roulettes pour déplacer le tout, même si, vu le poids, tu ne vas clairement pas le bouger tous les jours.
Dans la boîte, tu trouves le barbecue en kit, le couvercle, l’allumage, le manuel, le thermomètre déjà intégré, et toutes les pièces à assembler. Il faut prévoir un peu de temps et de patience. Pour résumer, sur le papier, c’est un barbecue assez complet, plutôt orienté « confort » et « contrôle de la cuisson », avec un bon niveau d’équipement. Reste à voir si tout ça sert vraiment ou si c’est juste pour gonfler le prix.
Efficacité au quotidien : oui pour cuisiner, moins pour le montage et le nettoyage
Sur l’efficacité globale, je dirais que ce barbecue fait bien son boulot une fois qu’il est monté et que tu as pris le coup de main. L’allumage électronique SureFire fonctionne correctement chez moi : j’appuie, ça s’allume, je n’ai pas eu besoin de briquet de secours pour l’instant. C’est appréciable de ne pas galérer à chaque démarrage. Les 4 brûleurs permettent de gérer plusieurs zones, donc tu peux faire cuire intensément d’un côté et garder au chaud de l’autre. Pour un usage familial, c’est confortable.
Par contre, il faut parler du montage et de l’entretien. Le montage prend du temps. Il y a pas mal de pièces, de vis, et même si le manuel est globalement compréhensible, ce n’est pas le genre de truc que tu fais en 30 minutes. Il faut prévoir 2–3 heures à deux, tranquille. Ce n’est pas infaisable, mais ce n’est pas non plus un meuble IKEA basique. Une fois monté, ça va, mais la première fois, tu te dis quand même que tu as mérité ton premier burger.
Côté nettoyage, comme tous les barbecues gaz un peu complexes, ce n’est pas le plus fun. Les grilles se nettoient assez bien à chaud avec une brosse métallique. Par contre, la plaque/trame TRU-Infrared en dessous récupère pas mal de graisse et de morceaux. Si tu ne nettoies pas régulièrement, ça finit par fumer et sentir le vieux gras au démarrage. Il faut donc prendre l’habitude de faire un « burn off » (laisser chauffer à fond quelques minutes) puis de gratter un peu. Ce n’est pas l’enfer, mais ce n’est pas non plus zéro entretien.
Au quotidien, une fois qu’il est en place, c’est un barbecue agréable à utiliser. Tu allumes, tu règles ta température, tu cuisines. Pas besoin d’allumer du charbon, d’attendre des braises, etc. Donc en termes de praticité pure, c’est clairement un plus. Mais il faut accepter le temps de montage au départ et un minimum de discipline sur le nettoyage si tu veux qu’il reste agréable à utiliser sur la durée.
Points Forts
- Montée en température rapide avec 4 brûleurs et bonne puissance globale
- Brûleur Sear à 900 °C vraiment efficace pour saisir les steaks
- TRU-Infrared qui limite les flammes directes et donne des cuissons assez régulières
Points Faibles
- Montage long et assez pénible, surtout seul
- Barbecue lourd et encombrant, pas idéal pour les petits espaces ou pour le déplacer souvent
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Char-Broil Advantage PRO S 4, c’est un gros barbecue gaz sérieux, orienté confort et puissance. Il chauffe vite, il cuit bien, le TRU-Infrared limite les flammes et aide à garder des viandes correctes même quand on n’est pas un pro de la minuterie. Le brûleur Sear à 900 °C est vraiment sympa pour ceux qui aiment les steaks bien marqués, et les 4 brûleurs offrent assez de flexibilité pour gérer plusieurs zones de cuisson sans stress. Niveau look et matériaux, ça fait propre sur une terrasse, avec une impression globale de solidité raisonnable.
Ce n’est pas parfait pour autant : le montage est long, le barbecue est lourd et encombrant, le nettoyage demande un minimum de discipline, et le prix pique un peu si tu n’es pas un gros utilisateur. La dispo des pièces détachées pas très claire fait aussi un peu tiquer quand on pense long terme. Pour moi, c’est un bon choix pour quelqu’un qui fait souvent des barbecues, qui a la place, et qui veut passer un cap par rapport à un modèle basique. Si tu cherches juste à griller quelques saucisses de temps en temps ou que tu as un budget limité, tu peux clairement trouver plus simple et moins cher qui fera le job.